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vendredi 29 août 2014

UN HOMME DE TEMPÉRAMENT - David LODGE




La biographie par David Lodge, l'un de mes auteurs préférés, du père de la science-fiction moderne, Herbert George Wells, relatant sa vie d'éternel coureur de jupons et mise en exergue par une excellente couverture, ne pouvait qu'exciter ma curiosité...

L'aura immense de cet écrivain, paraît-il le plus connu au monde dans les années '20, son goût prononcé pour les (jeunes) femmes, son épouse peu alléchée par la chose mais néanmoins très compréhensive, ses scrupules minimalistes et un don remarquable pour dirait-on aujourd'hui chercher les emmerdes, fait que ça tombait comme à Gravelotte... Une vraie rock-star, le père Wells!
Il les lui fallait toutes, et elles ne demandaient que ça! - y compris les hystériques - surtout si elles avaient des velléités d'écriture...
Et le voyeur de lecteur, lui, se régale!
Je vous rassure (?), cette vie romancée se lit sans accord parental...

Mais ce qui est encore plus intéressant ici, ce sont les nombreuses parties consacrées à la création littéraire, ou comment Wells recyclait perpétuellement son vécu mouvementé pour alimenter sa production.
On peut retenir pêle-mêle, ET LA NOTEZ BIEN, VOUS QUI RÊVEZ DE PONDRE UN JOUR UNE OEUVRE DE NIVEAU MONDIAL!, que pour créer des personnages et une histoire consistants, il faut :

  • Retranscrire l'intégralité de la personnalité prise comme modèle, et pas seulement une partie (même si vous craignez que la personne en question se reconnaisse), sinon le résultat sera bancal. 
  • Inverser ou modifier les détails autant que possible, pour que ça ne se voit pas trop quand même...
  • Etonner, provoquer, estomaquer le lecteur, sinon ça ne sert à rien d'écrire.
  • Au pire, allumer un contre-feu bien-pensant dans votre ouvrage suivant si vous avez grillé votre réputation précédemment...
  • Etre curieux, lire, alimenter sa culture.
  • Et surtout, ne jamais oublier l'essentiel : un roman doit raconter une histoire. Si vous vous contentez d'aligner des phrases creuses, aussi sophistiquées soient-elles, mais qui au final tournent en rond, cela porte un nom : enculage de mouches en voulant se la péter!! cf la querelle qui opposa Wells à Henry James, "grand écrivain" tombé aux oubliettes, à qui Wells avait fini par dire ses quatre vérités quant à son écriture, ce qui le fâcha définitivement (normal, il n'y a que la vérité qui...). 
D'un point de vue littéraire, Wells donna le maximum de sa puissance avant 1900, soit autour de la trentaine.
C'est là qu'il écrivit ses visionnaires Guerre des mondes et Machine à explorer le temps, ainsi que dans une moindre mesure L'île du docteur Moreau et L'homme invisible, c'est-à-dire les œuvres qui l'ont fait passer à la postérité. 
Il a publié des dizaines d'autres romans et essais par la suite, presque jusqu'à sa mort, mais semble s'être noyé dans des histoires vantant l'amour libre (qui prêchaient donc pour sa paroisse...) ou des écrits sociaux, oubliant manifestement que ce qui le rendait unique étaient ses talents prophétiques et son imagination : Il y a trente ou quarante ans (avant la 2ème GM), il avait décrit la destruction massive des grandes villes, les foules de réfugiés pris de panique engorgeant les routes, l'effondrement de l'ordre public et la plongée dans la barbarie, qui sont le spectacle que l'Europe présente aujourd'hui.

Cette biographie de David Lodge comporte d'agréables auto-interviews (mais oui!) d'HG (pour les intimes), mais aussi de longs chapitres relatant son adhésion à la Société Fabienne, club d'idées certes progressiste, mais néanmoins assez ennuyeux...
Enfin, je terminerai en disant que HG Wells a malheureusement vécu assez vieux (jusqu'en 1946) pour voir la réalisation de ses visions les plus noires - y comprit la bombe A - et finit sa vie en ayant perdu foi en l'Homme... 

samedi 19 juillet 2014

ET A LA FIN, C'EST QUI QUI GAGNE, HEING ?




A la manière d'un hit des années '80, la mythique phrase de Gary Lineker est à nouveau le tube de notre été, cette fois remixée par le brésilien Jean NEYMAR! J'en ai marre d'avoir toujours raison...
Hé oui, depuis près d'un an et demi que ce blog existe pour faire connaître l'œuvre de ma vie, j'ai nommé "Un mental de footballeur allemand" (roman avec juste une noisette de foot dedans, pas plus, et qui plait même aux ménagères de plus de 50 ans!), je ne cesse de vous le dire : le footeux d'outre-Rhin s'est réveillé, prêt à reprendre sa domination sur la planète ballon.
La finale allemano-allemande de la Ligue des Champions 2013 n'était qu'une assiette de bretzels pour la mise en bouche... Nous avons maintenant attaqué le plat de résistance : la choucroute garnie du chef! Et vous allez encore en bouffer, croyez-moi!

D'un bout à l'autre de la CM brésilienne, et malgré quelques petits moments de flottement, la Mannschaft a dominé son sujet avec en point d'orgue cet hallucinant 7-1 infligé à l'autre (?) pays du football, le Brésil.
4 buts en 6 minutes, ça rentrait vraiment comme papa dans maman!  Une véritable catastrophe industrielle dont les effets se feront sans doute sentir là-bas des années durant... Un cauchemar éveillé comme dans le Brazil de Terry Gilliams... Et comble de l'ironie, les allemands portaient ce soir-là le maillot de Flamengo, l'un des plus grands clubs brésiliens!

Malgré cette bastonnade en demi, la finale contre les guerriers argentins fut indécise jusqu'au bout de la nuit (européenne).
Mais à la fin... un but du juvénile Götze évita l'aberration d'une finale de Coupe du Monde conclue aux tirs aux buts, et surtout apporta une quatrième étoile sur le capot de la Mercedes avec la plaque "D".
Et effet collatéral de ce but, mon roman est pile-poil d'actualité pour les 4 ans à venir!
Quant à moi, je pense être le seul fan de foot à avoir suivi la première mi-temps de ce match en épluchant un plein saladier d'oignons en vue de la pissaladière du lendemain... tout en portant des lunettes de chantier en guise de protection pour mes yeux... Don't cry for me, Argentina... ;-) 

Quant à nos Bleus, ils ont effectué une bonne campagne de relations publiques qui a fait oublier qu'ils étaient considérés comme des lascars il y a peu encore...
Mais néanmoins, ils auraient surement pu mieux faire avec un zeste de... rigueur allemande en plus!
Rendez-vous en 2016 en France? Tope-là! ;-)

jeudi 3 juillet 2014

DONALD BANLIEUSARD




Il y a une quinzaine d'années, j'avais fais la grosse connerie de filer les 2 premiers exemplaires de SUPER PICSOU GEANT (datés de 1977!) que je possédais au gamin d'un voisin d'alors.
Ces deux numéros sont maintenant largement collector pour les amateurs, et je n'ose pas voir combien ils sont cotés sur internet...
De plus, sentimentalement, le N° 2 de SUPER PICSOU GEANT contenait une histoire que je n'ai jamais oubliée : Donald banlieusard, dans lequel celui-ci affronte mille péripéties pour arriver à l'heure à son travail, situé à 80 km de là, à la grande ville dont il tire son nom, Donaldville (jusqu'à hier, j'ai toujours cru que c'était l'inverse...).

Or, il y a quelques semaines, en tuant quelques dizaines de minutes d'attente à un point-presse dans une gare, je suis tombé sur deux recueils d'histoires du canard, intitulés LES TRESORS DE DONALD... et j'ai eu un pressentiment! J'ai feuilleté le n°1, puis le n°2, et là j'ai retrouvé... Donald banlieusard!
Cette histoire me tient d'autant plus à cœur que depuis quelques années, j'en suis un, de banlieusard... même si ce terme est quelque peu devenu inusité.
J'ai donc acheté cette BD fissa, quoi qu'un peu gêné... et je me suis ensuite délecté sans honte de cette histoire censément destinée aux enfants.

Quelle clairvoyance dans ce récit ferrovière... On sent presque que c'est du vécu... Car d'un banlieusard américain des années '70 à celui d'aujourd'hui en France, la problématique est la même : vous pouvez faire le maximum pour arriver à l'heure à la gare, si le train est en retard, cela ne sert à rien...
J'ai le souvenir énervant d'un train du matin refermant ses portes sous mon nez et sous la pluie, tandis que le suivant... était supprimé! Une autre fois, ce fut le train de 20 heures qui, très en retard mais enfin parti, s'arrêta à la gare suivante pour... laisser passer trois trains! qui du coup furent à l'heure, eux! :-( J'ai vu un train s'arrêter trop tard et rater le quai... Et un autre faire... marche-arrière jusqu'à la gare précédente, à cause d'un "accident de personne", comme on dit pudiquement, qui interdisait l'entrée dans la gare suivante...
TER PACA : tout peut (vous) arriver!
C'est une vie avec un chrono dans la tête en permanence, où l'on se déplace "en numérique" au gré des parcours en train, par opposition à des déplacements "analogiques" en voiture où l'on sait quand on part et quand on va arriver (normalement)...
Une vie métro-boulot-dodo, mais qui laisse aussi des plages de lecture et d'écriture... D'ailleurs, de toutes ces anecdotes je pourrais persque en faire un roman! ;-)

Et après 10 jours de grève de la SNCF, où j'ai vu des trains filer sans crier... gare, et d'autres accuser jusqu'à une heure de retard, retour à la normale du trafic : ce matin un train en retard, et le suivant supprimé... Normal je vous dis... Ainsi va la vie de Jamie banlieusard...
Mais un Jamie ressourcé de s'être ainsi replongé dans son enfance grâce à Donald!
Et depuis cette redécouverte, je m'y suis même remis à fond!
Pour ceux que ça intéresse, je ne peux que conseiller La jeunesse de Picsou par Don Rosa, travail énorme et érudit dans lequel cet auteur imagine toutes les aventures citées en quelques mots par Picsou dans les récits de son créateur Carl Barks, ainsi que les histoires déjantées et au trait ultra-nerveux qui sont l'œuvre du grand dessinateur italien Giorgio Cavazzano.

Et pour la bonne bouche, le Manuel des Castors Juniors, dont j'ai encore les trois premiers volumes, édition originale, et ceux-la je me les garde!!

mardi 27 mai 2014

ARTISAN DU LIVRE



Si vous ne savez pas quoi lire lorsque vos doigts de pieds seront en position "éventail" cet été, et puisque l'on n'est jamais mieux servi que par soi-même, je vous propose de prendre un risque dingue voire insensé, et d'oser commander mon fameux roman certainement intéressant : "Un mental de footballeur allemand"!
Tranquillement, il poursuit son petit bonhomme de chemin parallèle, loin des bouquins en tête de gondole dans les supermarchés MAMMOUTH... (quoi que je l'avoue, je ne cracherais pas sur une tête de gondole...)
N'empêche, le constat est là : plus j'en parle et plus j'en vends... Etonnant, non? Peut-être parce qu'il s'agit d'un livre artisanal qui n'a rien à voir avec lesdits bouquins en TDG, justement...?
Personne ne m'a dit : "Tu sais coco, c'est pas mal, mais si tu évitais de parler de ceci ou de cela, ce serait mieux..." Au contraire, comme je me disais que si ça se trouve il ne serait jamais diffusé, je me suis fait plaisir, je dirais même que je me suis lâché. Résultat : comme on dit pudiquement, il est destiné à "un public averti".
Dans l'absolu, faudrait que j'en ai toujours un exemplaire avec moi, sous le coude (même si c'est pas facile à transporter ainsi), au cas où...
Mais le plus important, c'est que j'entends des commentaires éminemment sympathiques de la part de ceux qui l'ont lu :
Mon préféré : "On quitte les personnages à regret", corroboré par "Les personnages sont attachants"; mais aussi : "J'ai failli rater ma station de métro en le lisant". Et le très sympa "Inattendu, et prenant jusqu'à la dernière page".
Ma modestie souffre fortement d'avoir entendu : "C'est écrit avec panache!" et sa variante : "Une belle plume". J'aime bien aussi : "Mon mari m'entend rire toute seule"; moi qui ai toujours aimé faire rire les filles, je me régale! ;-)
En contrepartie, par deux fois on m'a dit qu'il gagnerait à être raccourci. J'ai répondu que si cela devait se faire, ce serait quelqu'un d'autre qui se chargerait de l'élagage, car moi j'aurais l'impression de m'amputer d'un doigt... J'ai tellement aimé peaufiner chaque page...
Enfin, j'ai également entendu : "J'ai éteint le match de foot pour lire le chapitre suivant..." Chiche que t'es pas cap' de refaire ça pour la finale de la Coupe du Monde! ;-)
Et maintenant on me demande : "C'est pour quand la suite?". Hé bien, je prends des notes de-ci, de-là, et on verra bien comment cela fermentera....
Ajouté à mon passage au dernier Salon du Livre de Paris pour la présentation du recueil (magnifiquement illustré) "Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé..." (Editions Les Uchroniques), auquel j'ai modestement contribué par ma nouvelle "Pauvres pépés", ce printemps se passe bien pour Jamie... pardon, pour moi!
Et bientôt, c'est la Coupe du Monde, la vraie, pas celle que je décris succinctement pour 2028... Mais là aussi, la réalité dépasse souvent la fiction, et la CM au Qatar, je n'aurais jamais cru qu'elle puisse exister ailleurs que dans un roman d'anticipation...

mardi 22 avril 2014

MAUDIT KARMA - David SAFIER



Pour reposer votre cerveau mis à mal par le stress de la vie moderne, je vous suggère la lecture d'un livre léger et sympa, mais néanmoins intelligent quand même, qui ajoutera quelques gouttes de métaphysique à votre quotidien...
Alors que Kim Lange, une animatrice star de la télé allemande, égoïste et sans scrupule, vient de tromper son mari avec un  animateur star de la télé allemande, elle périt bêtement lorsque son crâne entre en contact avec le lavabo incandescent d'une vieille station station spatiale russe pas entièrement désintégrée par sa retombée dans l'atmosphère.
Quelle n'est évidemment sa surprise de se réveiller dans le corps d'une... fourmi! 
Mais le pire reste à venir : de ses yeux d'insectes, elle voit son ex-meilleure amie prendre illico sa place auprès de son mari et de sa fille de cinq ans!
Si elle veut avoir une chance de faire déguerpir cette intruse, jalousie féminine post-mortem oblige, elle va devoir au plus vite remonter l'échelle des réincarnations, tout en réussissant paradoxalement à accumuler un maximum de bon karma, comme d'autres accumulent des points sur leur carte MAMMOUTH...
Entre deux rencontres avec Bouddha itself, elle pourra cependant compter tout au long de ses diverses vies sur l'aide apportée par les réincarnations de... Casanova lui-même, qui conserve malgré tout intacte sa libido à la vue d'une belle humaine... en l'occurrence la fameuse rivale...
Ce petit roman, simple en apparence, possède pourtant un humour terrible, et fera réfléchir sur ce qui compte vraiment en ce bas-monde... (j'ai pas dit la saison III de Game of Thrones!)
Bref, une bonne surprise avec, ce qui ne gâche rien, une excellente illustration de couverture...
A mon goût, mais là c'est vraiment personnel, il ne lui manque qu'un zeste de trash (qui s'accorderait bien avec le thème des morts successives) pour être au top! ;-)

jeudi 13 mars 2014

Le jour où le mur de Berlin n'est pas tombé...


...et tous ceux qui suivirent.

Ce recueil de nouvelles, d'illustrations et autres supports encore qui sortira le 18 mars prochain est l'aboutissement d'un concours lancé par le Master Edition de la Sorbonne sur le même thème-titre.
Il s'agit donc d'une uchronie, qui m'a plutôt bien inspiré,  puisque ma nouvelle "Pauvres pépés" a été sélectionnée, et participe donc à cet ouvrage, visible sur le site : http://lesuchroniques.fr/
J'ai hâte de voir les autres contributions!

On m'a fait remarquer qu'après "Un mental de footballeur allemand", j'écris encore de la SF... Je n'y peux rien,  j'ai trop d'imagination pour me cantonner uniquement à la réalité,  c'est comme ça!
Cette publication me permet aussi d'être invité à l'inauguration du Salon du Livre à Paris la semaine prochaine. Une expérience qui s'annonce passionnante pour l'accro de (bons!) livres que je suis!

Et en guise de conclusion, sur le thème de l'uchronie, je ne peux que conseiller à nouveau à ceux qui ne le connaissent pas de lire le chef-d'oeuvre du genre selon moi : Le maître du haut château, de Philip K. Dick (cf mon post du 08/09/13 pour rappel de son pitch d'enfer).

Au fait, on en trouve même un bout (du Mur) à Marseille... Ne me demandez pas ce qu'il fout au MUCEM (musée des civilisations méditerranéennes), j'en sais rien...
N'empêche... rien que ce simple morceau est impressionnant et émouvant à la fois...


mardi 11 février 2014

TOTAL WAR ROME : DETRUIRE CARTHAGE - David GIBBINS




J'avoue que lorsque le Père Noël a posé dans mes mules trouées ce roman tiré d'un jeu vidéo, j'ai été dubitatif... Aïe! Aïe! Aïe! Cela sentait fortement le genre de cadeau à recycler au plus vite en l'offrant à un ado de la famille (par alliance)...

Même si depuis Gladiator je me réintéresse - comme quand j'étais gamin - à l'antiquité, époque fascinante par son mélange de raffinement et de cruauté, je me demandais comment on pouvait "adapter" un jeu vidéo en roman...
Et quant à Carthage, je n'en savais guère plus sur son compte que la phrase célèbre de Caton, "Delenda est Carthago", seul souvenir ou presque de mes cours de latin du collège.

Mélange de personnes historiques et fictifs, ce roman retrace sur plus de vingt ans, de la bataille de Pydna (Macédoine) en - 168, à cette destruction éponyme en - 146, l'inexorable ascension de Scipion Emilien, petit-fils adoptif du grand Scipion - l'Africain -, et dont la destinée obsessionnelle, comme celle d'un Georges W. Bush envahissant l'Irak lors de la Guerre du Golf II deux millénaires plus tard pour terminer le travail de Papa, est de raser Carthage, épargnée par son illustre aïeul quelques cinquante ans plus tôt, ce qui constituera la Guerre Punique III, début de la total war qui entraînera la professionnalisation des légions romaines et conduira à la naissance de l'Empire Romain un siècle plus tard, ouf! vous pouvez reprendre votre souffle..
Certains rêvent de devenir acteurs, lui rêvait de détruire Carthage, c'est la vie...

Il est entouré durant toutes ces années de Fabius, son ami et garde du corps, de Polybe, son mentor grec, de Ennius, son copain de promo bricoleur inventeur du génie militaire avec ses fabri, et conserve dans son cœur  une place pour Julia, son grand amour contrarié.

Détruire Carthage est une superbe interprétation du IIème siècle avant JC, époque obscure connue seulement grâce aux écrits de quelques auteurs antiques, Plutarque et Appien notamment.
Il fallait tout le savoir-faire de l'auteur, David Gibbins, professeur d'histoire et d'archéologie à Cambridge, auteur de plusieurs livres historiques, que l'on qualifierait d'érudit si ce mot n'était pas désuet, mais pas de rat de bibliothèque pour autant, puisqu'il pratique la plongée et a dirigé les fouilles sous-marines du port antique de Carthage. Il a ainsi pu donner vie à cette époque civilisée et sauvage avec cette histoire, très documentée sur l'armement, la stratégie et la vie politique de l'époque, et qui se dévore comme un (bon) roman!

J'avoue que certains passages particulièrement gores, mais sans doute "normaux" pour l'époque, m'ont quand même impressionné... Allergiques aux crucifixions, arrachages d'yeux, écartelages, mises à mort d'esclave "pour l'entraînement", sacrifices d'enfant par le feu, esclaves jetés aux lions affamés et autres découpages de chairs vives, prenez garde!!

Moi qui aime les digressions, je ne peux m'empêcher de faire le rapprochement avec ce superbe bouquin de science-fiction des années cinquante, La patrouille du temps de Poul Anderson, dans lequel, dans l'une des histoires, l'auteur imagine l'assassinat du grand Scipion par deux gredins venus du futur. Suite à la prédominance engendrée de Carthage sur Rome, la conséquence en est une modification de notre présent, devenu une époque semi-moyenâgeuse car non cadrée par l'écrit et le droit romain. Une uchronie, donc... 
Il faudra l'action de deux patrouilleurs temporels en transit dans l'espace-temps au moment de ce point de bifurcation de l'Histoire pour que le continuum que nous connaissons reprenne son cours...

Heureusement... car sinon le petit-fils Scipion ne serait pas entré dans la postérité... et surtout, les jeux vidéo n'existeraient pas!

vendredi 31 janvier 2014

LE VRAI STAR WARS



Le vrai Star Wars, pour moi, c'est l'épisode IV, joliment appelé Un nouvel espoir.
Mais tout dépend du référentiel.
Mardi, j'ai assisté à quelque chose de fascinant : la première fois qu'un garçon de 7 ans voyait ce film.
Sa réaction (authentique) : "Les copieurs! Ils ont copié Angry Birds!"
Pas faux, finalement...

Si l'on cherche bien, mais alors vraiment bien, on pourrait dire que cette saga est l'Iliade et l'Odyssée moderne.
Quoi qu'il en soit, mardi prochain, place au diamant noir de la série : L'Empire contre-attaque!
Pour mémoire, dans mon fameux roman, j'avais imaginé un épisode 12 : Le divorce du Jedi...

A+... Et comme on dit du côté de Bastia : "Que la Corse soit avec toi!" ;-)

samedi 7 décembre 2013

LE MARC DE CAFE C'EST FANTASTIQUE !

Salut !
Est-ce que c'est moi qui suis perturbé, ou est-ce que vous voyez vous aussi dans le marc de café quelques représentants du bestiaire fantastique?
Et si oui, est-ce qu'on voit les même choses? (réponses en bas)






















Hé oui, hormis l'écriture, j'aime gribouiller mais aussi immortaliser ce que je vois dans le marc de café... Je suppose qu'il n'y a pas grand monde qui trempe dans un trip pareil...

Quoi qu'il en soit, voilà ce que mon imagination me fait voir :
1° La Faucheuse (Celle de Stephen King dans Brume)
2° ET, Alien ou squelette ? (Y'a du choix!)
3° Le bourreau (pour qui on a gardé un pain à l'envers...)
4° Loup Garou vs King-Kong (Tout un programme!)
5° T-Rex (échappé du Jurassic Park, of course)
6° La Reine Noire de Blanche-Neige (et son miroir bien astiqué)

Voila !
Bisous et à + ;-)

jeudi 21 novembre 2013

C'EST çA LE FOOT ! !





J"en avais rêvé, ils l'ont fait! 3-0 contre l'Ukraine, et la route du Brésil s'est ouverte! Adieu sinistrose, moral au beau fixe sur la France jusqu'à l'été prochain...
Je m’apprêtais presque à faire un post (promotionnel) disant que, si vous vouliez voir l'EDF se qualifier pour une Coupe du Monde, la seule solution serait maintenant d'acheter mon fameux "Un mental de footballeur allemand"...
Le foot c'est vraiment unique... ça ne peut jamais être écrit à l'avance, et c'est soumis en permanence à l'effet papillon! J'en viens de plus en plus à penser que c'est la seule création humaine qui tient la comparaison face à la Création, celle du Grand Architecte...  
Voilà, ça fait du bien de s'enflammer un bon coup, surtout par une journée humide de novembre...

samedi 16 novembre 2013

DE L’INTÉRÊT D'AVOIR UN MENTAL EN GRANIT...


 2 - 0 pour l'Ukraine... Là j'avoue que je suis sonné...
D'accord, même si je savais bien que sur le terrain ce serait autrement plus difficile que ne l'envisageait le monde du foot français, qui affichait comme un seul homme une superbe banane au moment du tirage au sort, je ne pensais quand même pas qu'on se laisserait bousculer comme ça...

Ces ukrainiens n'ont pas de noms ronflants, ni de joueurs évoluant dans les top-clubs européens, mais ils ont tout simplement une équipe, des guerriers qui ne lâchent rien, qui vont au contact en permanence, et qui se mettent minables pour aider le copain... En somme, les qualités que j'osais espérer pour cette énième nouvelle équipe de France...
Les nôtres ont flanchés complètement après avoir encaissé le premier but, les 10 dernières minutes se soldant par un penalty concédé, un carton rouge, et l'implosion d'une équipe qui aurait tout aussi bien pu en prendre un troisième...
D'où l'intérêt  d'avoir ce fameux mental qui fait la diff', et aurait permis de ne pas se désagréger à 1-0, résultat qui n'aurait finalement pas été catastrophique avant le retour...
Le mental, ça se travaille comme un muscle, je vous assure... Encore faut-il être motivé à consentir tous les sacrifices en vue des objectifs fixés, et ne pas penser que l'on est arrivé avant d'être parti!

Et maintenant, pour le match retour, on fait quoi?
On peut peut-être passer aux joueurs le film de Saint-Etienne - Dynamo Kiev 1976, où les Verts remontèrent un 2 - 0 au grand Dynamo, tenant de la défunte et regrettée Coupe des coupes à l'époque, voire allumer un cierge à Dominique "l'Ange Vert" Rocheteau, qui marqua le but du 3 - 0...
Et surtout, essayer de leur graver dans la tête en 48 heures chrono que c'est possible de refaire pareil exploit, car comme disait Mac Enroe, la victoire précède le vainqueur...
De toute façon, ils sont maintenant considérés comme morts par tout le monde, et c'est souvent dans ces cas-là qu'on  redevient vivant..
.
Allez, vous n'avez plus rien à perdre, alors lâchez-vous, et ce qui doit arriver arrivera...

dimanche 10 novembre 2013

ASTERIX EN UKRAINE




Arrêtez-moi si je me trompe, mais Astérix n'est jamais allé traîner ses mocassins du côté de l'ex-URSS. Pourtant, ce ne sont pas les aventures potentielles qui manqueraient entre la Volga et l'Oural, ou dans les blondes plaines d'Ukraine...

Justement, un nouvel Astérix va traîner dans quelques jours ses crampons du côté de Kiev. Il s'agit plus précisément du dénommé Ribérix... A la tête de sa bande, il va défier de blonds joueurs aux noms en "ov" ou en "ko" pour un double match de barrage à l'enjeu importantissime, du moins pour qui aime le foot : la qualif à la Coupe du Monde 2014 au Brésil.

Dans mon fameux bouquin "Un mental de footballeur allemand", je le rappelle en vente en ligne, l'équipe de France bat le Koweit en match de barrage intercontinental, grâce à un but de raccroc au bout de la prolongation, et se qualifie ainsi pour la CM 2028.
Quelqu'un m'a fait remarquer que c'est une énorme erreur, car il n'y aura pas de CM en 2028... Je lui ai répondu que pas du tout, plus loin il lirait que, dans cette histoire d'anticipation, la CM est devenue bisannuelle, et toc!
Quoi qu'il en soit, j'espère que l'EDF réussira à se qualifier, car une CM où l'on n'y est pas, hé bien ça fout les boules, voila!
Et moi qui aime bien l'adage "Ce qui ne tue pas rend plus fort", je pense que s'ils passent cette épreuve, ils peuvent faire un minimum mal du côté de Rio... Surtout aux brésiliens, d'ailleurs, dont on est la bête noire...

Pour en revenir à Astérix, force est de constater que dans le dernier album, qui perche du côté de chez les Pictes, le graphisme d'Uderzo a été superbement repris par Didier Conrad. On s'y croirait!
Mais personnellement, je suis frustré que ce dessinateur ait fondu son talent dans le dessin d'un autre, si grand soit-il.
Quand j'étais gamin, j'étais un lecteur assidu du journal de Spirou, et un duo marseillais y faisait des débuts tonitruants : Yann et Conrad.
Ils commencèrent par squatter les hauts de pages, qu'ils peuplèrent de gags décapants et provocateurs. Je me souviens notamment d'un dessin montrant Papyrus, personnage égyptien clean, avec une cigarette Khéops au goût miel dans le c..., expliquant "Comme ça je protège mes petits poumons", et avec cette légende : "A cette époque, on ne connaissait pas encore le cancer du rectum"...
Yann tirait sur tout ce qui bouge, et Conrad avait un trait hyper-nerveux, dessinant notamment avec beaucoup de sensualité les femmes (soupir)...
C'étaient mes idoles!
Je ne désespère donc pas qu'en marge des Astérix des familles à venir, Conrad refasse quelques escapades avec Yann, retrouvant au passage son coup de patte sauvage, pour pourquoi pas nous concocter un Astérix parallèle dans l'esprit de leur série vedette "Les innommables", un trio de déserteurs sympas dans l'Asie de l'après-guerre...
Cette nouvelle aventure pourrait débuter en Ukraine et se continuer dans le Nouveau Monde, au hasard au Brésil, et les gaulois pourraient avoir pour têtes Ribéry et ses compagnons de bus de Knysna, avec un Abraracourcix aux traits de Domenech... ça aurait de la gueule, et pour le coup ils porteraient bien leur nom!

Mais fi du passé, c'est l'avenir qui compte! Si nos Bleus ont trouvé une potion magique qui les transforme en warriors se mettant minables pour le maillot frappé du coq, j'applaudie sans arrière pensée et leur crie "FORZA!" pour les deux matches qui arrivent...

dimanche 20 octobre 2013

HISTOIRE DE FRANCE - Jacques BAINVILLE



Histoire de France... Difficile de trouver plus insipide et rébarbatif à la fois (chiant?) comme titre, pour un ouvrage d'histoire justement... Et pourtant...
Voici ce que dit la quatrième de couv' de l'édition Texto :
"Quand il était au collège, Jacques Bainville n'aimait pas l'histoire ["Comme moi!" ;-)]. Que discerner dans ce tissu de drames sans suite, cette mêlée, ce chaos ? Lui voulait savoir «pourquoi les peuples faisaient des guerres et des révolutions, pourquoi les hommes se battaient, se tuaient, se réconciliaient». Déjà célèbre pour son intelligence des relations internationales, il se plongea deux ans dans l'écriture d'une Histoire de France qui paraîtrait en 1924 et serait un immense succès de librairie : 160 000 exemplaires tirés avant 1940. Ce grand ouvrage embrasse d'un seul regard, où l'élégance du style le dispute à la hauteur de l'analyse, le destin de la nation française de la Gaule romaine au premier après-guerre. Livre de chevet d'une génération, il est de ceux où l'intelligence, au-delà des partis pris politiques, vient sans cesse éclairer «l'inerte matière historique»"

Ce gars, mort en 1936, était pudiquement considéré comme "l'un des grands intellectuels de droite du premier XXe siècle". Je suppose qu'il s'agit d'un euphémisme pour celui qui fut une "grande figure du monarchisme nationaliste et de l'Action française"...
N'empêche que son bouquin est remarquable et qu'il se lit comme un roman! Moi qui ai comme tout un chacun des lacunes en HDF, je me demandais souvent à sa lecture ce qu'il allait se passer à la page suivante...
L'auteur réussit à nous tenir en haleine alors qu'on sait comment tout cela va finir, et au final j'ai regretté que cette Histoire se termine déjà au lendemain de la première guerre mondiale, sans un tome II pour enquiller, et pour cause...
Sûr qu'il aurait eu matière à écrire sur les décennies suivantes...

dimanche 8 septembre 2013

MA MODESTE SÉLECTION POUR LA RENTRÉE LITTÉRAIRE ...




Salut! C'est la rentrée! Pour tout le monde, sauf pour les retraités!
C'est aussi la rentrée dite littéraire, où un wagon de bouquins nouveaux est lancé sur le marché, comme des automobilistes remontant l'A6 à fond les ballons le dernier samedi d'août...

Cette tradition livresque devient paradoxale dans une société qui se digitalise de manière exponentielle (jusqu'au Grand Effondrement?) et où globalement les cerveaux jeunes d'aujourd'hui (CJA) semblent avoir une capacité à la lecture soutenue diminuer à mesure que leur mémoire vive, c'est-à-dire leur vitesse à trouver le bon lien ou à taper un maximum de sms en 24 heures, augmente...

Quoi qu'il en soit, si cette avalanche de titres vous laisse froid, je vous propose modestement, pour le cas où vous ne les connaîtriez pas, quelques romans cultes à découvrir... Voici selon moi le bouquin à emporter sur une île déserte de chacun des cadors suivants :

Stephen KING :  ÇA
Parmi l'oeuvre prolifique d'un des plus grands raconteurs d'histoires de l'Histoire, qui a cependant selon moi perdu un peu de sa verve ces 15 dernières années, les 1500 pages (format poche) de Ça en constituent à la fois la synthèse et la quintessence.
Une bande de gamins "ratés" affronte en 1960 le clown Grippe-Sou, l'une des incarnations du Mal existant depuis la nuit des temps. Tout en devant aussi faire face aux blousons noirs qui les tyrannisent, ils vont réussir à le repousser, mais la bête (?) revient 25 ans plus tard. Les adultes accomplis qu'ils sont devenus vont devoir retrouver leur âme d'enfant pour livrer l'ultime combat...
Le trait de génie, c'est que les deux histoires se déroulent simultanément, aboutissant ensemble au dénouement. Accessoirement, King décrit l'enfance comme nul autre...
Grandiose! Exceptionnel! Magique! L'équivalent d'un 3 étoiles au Michelin!

Philippe K. DICK : LE MAÎTRE DU HAUT CHÂTEAU
Dans un monde où ce sont les forces de l'Axe (autrement dit les mauvais) qui ont gagné la seconde Guerre Mondiale en 1947, dans une Amérique occupée par le Japon et les nazis, il se dit qu'un écrivain de science-fiction aurait écrit un roman dans lequel ce sont les Alliés (les bons, donc) qui l'ont emporté...
Si ça c'est pas un pitch d'enfer!! Une uchronie paradoxale, matinée de la sagesse asiatique qui s'est répandue "grâce" aux japonais sur la moitié ouest des USA...
Pour moi, le summum de l'oeuvre d'un des plus grands écrivains de science-fiction, et assurément du plus grand écrivain de SF camé, dont la plupart des romans ont tourné autour de cette question : qu'est-ce que le réel, finalement?

(Sir) Arthur Conan DOYLE : UNE ETUDE EN ROUGE
Sans vouloir me la péter, à 17 ans je m'étais offert l'intégrale de Sherlock Holmes en deux volumes (chez Robert Laffont, toujours éditée). Toutes les histoires et nouvelles qui la composent sont excellentes. Tout le monde connaît plus où moins le "hit" Le chien des Baskerville, notamment grâce au film aux couleurs criardes de la mythique Hammer en 1958.
Mais j'avoue avoir un faible pour Une étude en rouge, cette histoire qui voit le célèbre détective et son non moins célèbre acolyte Watson se délocaliser aux Etats-Unis, et plus précisément à Salt Lake City, Utah, pays des mormons.
Un pur régal, tout comme ses déductions toujours délicieusement énormes!

Bernard WERBER : LES THANATONAUTES
A un niveau un peu moindre que celui des trois colosses ci-dessus, j'apprécie aussi le travail de Bernard Werber, l'un des rares écrivains français à traiter de science dans ses romans, mais aussi de philosophie et de spiritualité.
Son style est simple, mais il est manifestement assumé, pour ne pas polluer le récit par des fioritures.
La série des Fourmis est son monument, mais mon préféré est Les thanatonautes, qui a lancé la série des Anges et des Dieux.
Ce livre donne un vaste aperçu du thème de la mort vu par diverses religions, philosophies et légendes, ceci en parallèle de l'histoire elle-même, dans laquelle des chercheurs tentent de percer les mystères de l'au-delà de manière empirique... et prenante pour le lecteur.
La scène de la pesée de l'âme, et les réincarnations qui lui sont proposées ensuite en fonction des points obtenus au cours de la vie, est excellente. Entre autres.

Voila! Avouez que cette sélection a plus de gueule que le descriptif par le menu des pets de travers d'un bobo dépressif de Saint-Germain-des-Prés... ;-)

jeudi 15 août 2013

SAS : LE TRESOR DU NEGUS - Gérard DE VILLIERS




Si on m'avait dit qu'un jour je serais accroché par SAS, je me serais bien fendu la poire! Comme quoi, il ne faut jamais dire jamais... Car c'est bien ce qui m'est arrivé à la lecture de ce "Trésor du Négus" qui fleurait bon le roman de gare écrit à la chaîne...
Il faut dire que j'avais été mis en appétit en février par un article du New York Times (repris par Le Monde, j'avoue) dithyrambique envers Gérard de Villiers, présenté comme un homme de réseaux, ce qui lui permet d'alimenter sa production industrielle de romans (4 par an !) de détails et d'anecdotes prétendument authentiques.
Paraît-il que tout diplomate français qui se respecte achète le SAS correspondant au pays dans lequel il est nommé pour avoir une synthèse de sa situation et un aperçu de sa mentalité.
Moi qui m'intéresse, entre autres,  aux questions géopolitiques, cette présentation m'a mis l'eau à la bouche, comme beaucoup de lecteurs du NYT semble-t-il, et j'ai voulu en savoir plus sur les aventures du prince Malko...
J'ai alors mis la main sur quelques exemplaires abandonnés dans un coin, que je voyais sans les voir depuis des années, et j'ai attaqué ce Trésor du Négus, édition 1977 collector SVP! Et là, la surprise!
 J'en avais déjà parcouru un exemplaire il y a une dizaine d'années, mais il m'avait semblé insipide et creux, y compris la scène érotique réglementaire... Etais-je tombé sur un titre raté, ou est ce moi qui ai évolué depuis? Mystère...
Toujours est-il que j'ai été scotché en lisant ce roman-là, qui se passe en Ethiopie comme son titre l'indique aux plus cultivés d'entre vous... ;-)
Sa lecture m'a appris que ce pauvre pays, tristement célèbre pour sa famine de 1985, avait auparavant subi (entre autres...) une dictature n'ayant absolument rien à envier à celles qu'endurèrent l'Argentine et le Chili à la même époque, avec une description d'atrocités que même la distanciation du roman ne parvient pas à atténuer.
Cependant, l'écriture de Gérard de Villiers (d'aucuns disent de ses nègres... Bof, qu'importe...) est tout sauf plate. Il y a un sens du récit et du dialogue qui rendent l'histoire bien vivante.
Surtout, il apparaît de manière récurrente un humour noir et une ironie auxquels je ne m'attendais pas du tout, mais qui ont fini par me convaincre et par me rendre fan!
En voici un florilège :

Ils ont envoyé un char. Ils l'ont achevé à bout portant au 90. En pleine ville. On n'a même pas retrouvé assez de viande pour remplir une boîte à chaussures. Ils ont annoncé qu'il s'était suicidé. C'est le premier suicide de l'histoire au canon de char...  

- Où est-il?
- Fusillé.
Un ange passa, les yeux bandés.

La "Nouvelle Fleur" (traduction du nom de la capitale, Addis-Abeba) était de l'espèce carnivore...

Sa combinaison était ouverte, découvrant la naissance et même l'enfance de son impressionnante poitrine.

Le zip descendait jusqu'au bas-ventre, mais Wallela ne l'avait ouvert que de 10 cm, découvrant une croix copte en or posée entre deux globes dont la vue aurait rendu la foi au pire des mécréants.

Dans un pays comme l'Ethiopie, lorsqu'on avait un accident de voiture, le mieux était de faire marche arrière pour achever le blessé - ou de fuir.

Wallela ressemblait à un cosmonaute vu par Penthouse.

Sur la piste, son danseur, le représentant d'un vague état africain qui n'existait guère que sur le papier, attendait, les yeux en érection.

Seul bémol de ce roman ne comportant à priori aucune coquille, ce qui est suffisamment rare pour être noté, sa couverture... Bien dommage qu'elle ne nous montre pas une belle éthiopienne à kalachnikov, plutôt qu'une jolie mais incongrue européenne brandissant une mitraillette à chargeur camembert...
Pour info, SAS obtient dans cette aventure un score de 4 sculpturales éthiopiennes, dont l'une au cours d'une éblouissante scène se passant sur un tas de... poudre d'or!

Mais maintenant, sus aux 3 autres SAS que j'ai récupérés! Slurp! ;-)  

samedi 13 juillet 2013

LA CARTE ET LE TERRITOIRE - Michel HOUELLEBECQ




Autant l'avouer tout de suite : Houellebecq est mon écrivain français préféré! Il est l'un des rares à s'intéresser à des questions scientifiques, économiques, sociologiques, voire métaphysiques, c'est-à-dire tout simplement à voir plus loin que son nombril.
Autant le dire aussi : son chef-d'oeuvre, c'est Les particules élémentaires. Mais le reste de sa production est largement au dessus de la moyenne, y compris ce La carte et le territoire, "Houellebecq" sexless et sans provoc, paramétré pour obtenir le Goncourt que Les particules aurait dû remporter en leur temps.
Mais revenons à cette Carte... Dès le début, on se dit que Houellebecq fait du Houellebecq à fond, tout comme on peut se le dire de Tarantino dans certains de ses films.
Il cite des marques commerciales à tire-larigot et décrit des notices d'utilisation, il s'en donne aussi à cœur joie pour inventer des noms improbables d'entreprises de plomberie... Il cite aussi des people à gogo, poussant le vice jusqu'à se mettre en scène lui-même dans une sorte de mise en abyme où il ne se fait guère de cadeaux, et où il ne se ménagera vraiment pas!...
Puis il fait le tour d'une vieille (vraie?) France crépusculaire, qui s'efface en ce début des années 2010 dans une mondialisation où l'on ne parle que de chinois, de russes, de low cost et de multinationales.
Le personnage principal, un artiste graphique du nom de Jed Martin, inadapté et incapable de sentiments car orphelin de mère et élevé par un père s'étant donné entièrement à son cabinet d'architectes, mais qui a réussi à percer sans même le vouloir vraiment, est une sorte de clone de l'auteur lui-même, qui fait ainsi se côtoyer, voire s'apprécier, ses deux représentants, l'explicite et l'implicite.
Le Houellebecq de papier connaîtra son apothéose avec une fin quelque part plutôt artistique, mais dans la catégorie trash-gore, tandis que le "héros" mourra de sa belle mort dans une vingtaine d'année, en ayant raté l'amour sans que cela ne le tourmente le moins du monde, le plus important pour lui étant peut-être d'avoir pu échanger quelques phrases avec son père peu avant la mort de celui-ci. Au passage, il se sera permis un étonnant accès de violence gratuite et sans lendemain.
Dans ce roman, nous ferons également la connaissance d'un vieux flic, désabusé comme il se doit, qui porte aussi en lui quelque chose d'houellebecquien...
Un Houellebecq donc omniprésent, qui réussit à traiter dans cet ouvrage de la vie, la mort, la solitude, l'amour, l'art... et même le tourisme. A ce propos, l'auteur, souvent prophétique par le passé, nous rassure totalement : la France industrielle dont il décrit cliniquement la fin va réussir sa transition économique pour se reconvertir pleinement dans le tourisme... devenant même une destination phare dans le domaine du... tourisme sexuel! Sacré Houellebecq, va! ;-)

mercredi 19 juin 2013

L'ETE OU J'AI VECU SANS ALCOOL... OU PRESQUE.


Coucou, me revoilou! Aujourd'hui rubrique "développement personnel" à donf concernant le mental de footeux allemand que je me plais à croire avoir, mais qui a régulièrement besoin de petites piqûres de rappel...

Ces derniers jours, j'ai fait le plein de contrariétés en tous genres, dont une qui m'a particulièrement énervé car je me la suis moi-même créée... Et ma moitié en a remis une couche en me sonnant les cloches pour être si bête par moments... Objectivement, rien de bien grave, mais sur le principe, j'ai du mal à digérer quand je me manque... A un point que ça m'a réveillé la nuit, c'est dire...
Je suis alors allé prendre l'air sur le balcon, pour rafraîchir ma température interne et mes idées...
C'est alors que je me suis souvenu d'un passage d'un de mes livres cultes, pour ne pas dire de chevet pendant des années, l'excellentissime "Comment dominer le stress et les soucis" de Dale Carnegie, spécialiste es com et développement perso du milieu du siècle dernier, qui a aussi écrit le mondialement célèbre (en son temps) "Comment se faire des amis", guide au titre un peu ridicule, style "Dis, tu veux être mon ami?...", mais au contenu fabuleux si l'on s'intéresse aux relations humaines. Leurs références sont quelques peu datées, mais pas du tout obsolètes puisque l'humain ne changera jamais...

Dans "Comment dominer le stress et les soucis", il y a un passage expliquant que l'individu peut supporter des stresses énormes, mais que ce qui l'use et peut parfois le faire flancher, ce sont les multiples contrariétés du quotidien qui emplissent goutte à goutte son vase cérébral, jusqu'au trop plein.
L'auteur rapporte notamment le cas d'un américain, sous-marinier durant la seconde Guerre Mondiale, dont le bâtiment fut pris en chasse durant 15 heures infernales par un navire japonais le bombardant de grenades sous-marins comme s'il en pleuvait.
Allongé sur sa couchette car d'aucune utilité à ce moment-là, le militaire grelottait sous une couverture tandis que la température dépassait les 40°C et que s'entendaient le bruit sourd des explosions autour du submersible...
Il passa alors en revue les événements qui l'avaient contrarié ces dernières années, liés à l'argent, au travail, à la vie de couple, et les trouva bien fades alors que son sous-marin et sa vie pouvaient imploser à chaque seconde...
Il se jura que si par miracle il en réchappait, jamais plus il ne se ferait de soucis pour les pets de travers du quotidien... Promesse plus facile à dire qu'à tenir certes, vu que ceux-ci sont comme le flux et le reflux qui ronge la falaise, mais à ses dires il semble y être parvenu par la suite...

L'expérience est une lanterne qui n'éclaire que celui qui la porte... N'empêche qu'en calbar au clair de lune sur mon balcon, je me suis dit que ça ne servait à rien de m'autoflageller pour des broutilles. Ce qui est fait est fait. Mais puisque je continue à me ronger, la solution c'est de puiser dans cette énergie négative pour en sortir quelque chose de positif, pour compenser... Un peu comme une certaine puce Aura boostera le cortex d'un certain Fabien Caramel en 2028 dans un roman certainement intéressant...
Et donc, en guise de pénitence, moi qui m'était plusieurs fois dit qu'il serait bon pour mon corps entre deux âges de faire une abstinence (temporaire!) d'alcool pour le purger des toxines accumulées, c'est l'occasion de transformer ce vœu en acte!
Depuis 3 jours (on ne rit pas!), finis les 3-4 verres de vin du dîner, finie la p'tite binouze en rentrant du travail (sauf celle du vendredi, sacrée!), ou le petit digeo une fois la table débarrassée...
Je suis parti pour un été sans alcool, ou presque (faut pas exagérer : j'en boirai encore un peu en société, pour ne pas passer pour un alien!), et je suis plutôt content de moi pour avoir retrouvé ma paix intérieure en transformant un mal en un bien... pour le moment!
(Et en plus, ça me fait un post... ;-) )

mercredi 29 mai 2013

PLUS DURE SERA LA CHUTE - Budd SCHULBERG



Un titre qui aurait pu s'appliquer à l'OM au lendemain de la victoire en Coupe des Champions, ou à l'Equipe de France tombée si vite des cimes zidanesques aux abysses domenechales... Exemples qui confirment que si l'on descend avec l'ascenseur, on ne remonte qu'avec l'échelle... Mais ceci est une autre histoire.

"Plus dure sera la chute" est considéré comme l'un des plus grands romans jamais écrits sur le monde du sport. Je ne peux que me ranger à cette opinion.
Même si l'on ne s'intéresse guère au "noble art", on ne pourra qu'être sonné par ce roman "coup de poing!" sur la boxe écrit par un scénariste et écrivain américain manifestement bien informé.
Ce livre est paru en 1947, et pourtant il reste on ne peut plus moderne dans sa dénonciation des magouilles qui pourrissent le sport. Voire la société américaine.

Où comment un manager véreux met la main sur une bête de foire avec deux poings gauches dégotée au fin fond de l'Amérique du Sud et répondant au doux nom de Toro Molina. A la suite d'une série de matches tous arrangés, et avec l'aide d'un journaliste foireux qui réussit à le faire mousser aux yeux du public en le lui vendant comme un crack, il amène le cogneur d'opérette à disputer le titre de champion du monde des poids lourds.
Là, un événement malheureux va entraîner le naïf géant argentin, qui avait lui-même gobé toute cette mascarade jusqu'à ne plus se sentir pisser, vers une longue et terrible punition...

Ce roman a inspiré un film éponyme, avec le mythique Humphrey Bogart dans le rôle du journaleux. A priori, ce film, dernier de la carrière de "Bogie", est moins noir et cruel que le roman, ce qui atténue mon envie d'essayer de le voir...

dimanche 19 mai 2013

LE FOOTBALL EST UN SPORT QUI SE JOUE A 11...

                          Fritz Walter, capitaine des champions du monde allemands 1954. Déjà...

...et à la fin ce sont les allemands qui gagnent.

Tout footeux de salon digne de ce nom connait l'implacable adage de l'ex avant-centre anglais Gary Lineker.
Certes, ces dernières années, il était quelque peu tombé en désuétude.
Mais en France, cette phrase reste gravée au fer rouge dans les cerveaux... Les cruelles défaites de Saint-Etienne en finale 1976 contre le Bayern Munich (poteaux carrés et but discutable sur coup-franc) et celle de l'Equipe de France à Séville en 1982 contre la Mannshaft (agression de Schumacher sur Battiston, arbitre dépassé voire partisan, et défaite aux tirs aux buts), sans même parler de la rebelote de 1986 à Guadalajara (RAS pour une fois) ont traumatisé toute une génération.
Ces cicatrices béantes n'ont été cautérisées que le 26 mai 1993 (victoire de l'OM en Ligue des Champions contre Milan), et surtout le 12 juillet 1998 dans la soirée, après le troisième but contre le Brésil... Vous remarquerez qu'il n'y avait pas de teutons en short en face, sinon les vieux fantômes resurgissaient...

Le problème avec les allemands, c'est qu'on a souvent l'impression qu'on peut les battre... et qu'on perd toujours! Entre leurs poteaux qui attirent les tirs adverses, leurs défaites en phases de poules qui les placent ensuite dans la bonne partie de tableau, les arbitres qui ne les lèsent pas et leurs remontées au score improbables, souvent dans les dernières secondes d'une partie, là où ça brise le moral de l'adversaire pour le restant de sa carrière, à ce niveau-là ce n'est plus de la chance, c'est une marque de fabrique!

Alfredo Di Stefano, la star argentine du grand Real Madrid des années '50, disait : "Les buts ne se méritent pas, ils se marquent". Un allemand aurait pu le dire aussi.
Berti Vogts, le sélectionneur allemand des années '90 et champion du monde 1974, a dit un jour : "Celui qui travaille et s'obstine peut toujours compter sur la chance, à un moment ou à un autre".
Son compère Rainer Bonhof, l'un des plus terribles tireurs de coups de pied arrêtés, disait : "Je tire toujours mes pénalties en force, car à partir d'une certaine vitesse, l’œil humain ne perçoit plus les objets"...
Ce mélange de travail, d'obstination, de pragmatisme, de puissance, de cynisme et de confiance en soi n'a pas toujours donné un spectacle sexy, mais s'est révélé terriblement efficace sur la durée, avec l'un des trois plus beaux palmarès du foot mondial.
Un foot rigoureux et sûr de lui, bien à l'image de la nation européenne la plus compétitive.

Le foot est "La bagatelle la plus sérieuse du monde" (Christian Bromberger, essai publié en 1998).
Mais aussi : "Le foot est une parabole de la vie". C'est ce que, dans mon fameux roman, Fabien Caramel explique à Amandine Bereta ,qu'il réussit presque à intéresser...
Moi-même, j'ai été tellement fasciné par la force morale du football germanique que j'essaye de m'en inspirer dans la vie de tous les jours, car la vie est football, un match dans lequel, malgré l'adversité ou la malchance, il ne faut rien lâcher, rester concentré sur ses objectifs et se battre jusqu'à la dernière seconde des arrêts de jeu!
Ecrire un livre sérieusement (c'est-à-dire pas en faisant ça juste pendant les pauses repas avec un hot-dog dans l'autre main), puis essayer de le faire connaître sans relations mais avec obstination, parce-que l'on sait qu'on y a mis le meilleur de soi, mais aussi chercher un emploi, chercher sa moitié, quel que soit le but, la vie est une suite de matches liés les uns aux autres, et c'est cela le thème central de mon roman.

Un roman pile poil dans l'actualité, puisque samedi 25 mai aura lieu la finale de la Ligue des Champions entre le Bayern Munich et le Borussia Dortmund, la première finale 100 % allemande de l'épreuve-reine du foot de clubs européen.
On peut toujours rêver à un score identique à celui de la finale de la coupe d'Allemagne 2012, où le Borussia avait battu le Bayern 5 à 2, après l'avoir dominé aussi en championnat... Seul accroc de cette saison de rêve dortmundoise (?) : la double défaite en Ligue des Champions contre... l'OM (6-2 en cumulé).
De là à penser que l'OM a lui aussi l'étoffe d'un champion d'Europe, à quelques jours du vingtième anniversaire de son sacre européen, il y a un pas que même moi, pourtant marseillais pur jus, ne peut pas franchir... Faut pas rigoler, quand même...

Il y a quelques semaines, je lisais l'excellent "Thérapie" du non moins excellent écrivain anglais David Lodge, dans lequel un scénariste dépressif tout aussi anglais tient son journal durant l'année 1993.
A la date du 27 mai, j'ai eu l'agréable surprise de lire (p. 246) : "Je l'ai convié à venir assister à la deuxième mi-temps de la finale de la Coupe d'Europe entre le Milan AC et Marseille. Marseille a gagné un à zéro. Une belle partie, même s'il est difficile de se passionner pour un match où n'est pas impliqué un club britannique."
Ceci dit, je ne sais pas si on avait vu le même match... Il fallait vraiment être marseillais pour penser cela, car en finale, seule la victoire est belle... Demandez aux stéphanois...

Mais, en paraphrasant Gary Lineker, ce samedi on pourra dire : le foot est un sport qui se joue à 22 allemands, point barre!

samedi 11 mai 2013

A PROPOS D'UN CERTAIN FOOTEUX ALLEMAND...


American tabloïd,
Servitude humaine,
Le pays du Dauphin vert,
L'Iliade...
J'avais tellement aimé ces livres, dont j'ai parlé précédemment, que je me suis débrouillé pour y faire allusion dans "Un mental de footballeur allemand"...
Ce fameux roman certainement intéressant d'anticipation, salade de genres ayant pour thème central la volonté et avec le foot en fil rouge, que vous en dire de plus?
Vous avez eu droit dans le post inaugural du 1er mars à la quatrième de couverture, ainsi qu'à la phrase censément la plus percutante de chaque personnage à la rubrique "Une réplique par tête de pipe"...
Vous avez pu assister à la présentation des personnages et à la mise en place du décor dans les épisodes I et II, représentant les 30 premières pages du roman...
Je ne vous avais pas précisé que ses 600 pages se divisent en 6 parties, qui sont :

  1. Partie de plaisir
  2. Partie d'échec
  3. Partie de billard
  4. Partie de chasse
  5. Partie gratuite
  6. Partie de jambes en l'air
Voila, c'est fait!

Après avoir passé quelques années à écrire puis à lire, relire, re-relire et faire relire le manuscrit jusqu'à fluidifier l'ensemble pour qu'il se lise tout seul, éviter les incohérences, et que le tout tienne la route, j'ai quitté la casquette d'écrivain pour celle d'éditeur.
Hé oui, quand on assume tout de A à Z pour que le livre existe physiquement, soit déposé puis diffusé, on est de fait un éditeur.
L'illustration de couverture est aussi de bibi... Même les mains qui tiennent le jerrican (un vieux machin tout rouillé trouvé au fond du garage de mes parents...) sont les miennes!
Autant dire que cet ouvrage est vraiment le fruit du travail d'un artisan passionné, juste aidé de deux potes éclairés mais intransigeants pour la relecture...

Et maintenant, nouvelle casquette : celle d'attaché de presse, pour faire savoir que cet ouvrage existe!
Loué soit le net, qui permet à un homme seul de se démultiplier ainsi pour tenter de faire son nid sur la toile! Par rapport à un écrivain d'il y a 20 ans seulement, je suis presque un cyborg! Ne reste plus qu'à supprimer bientôt l'interface du clavier et connecter directement mon bulbe rachidien au réseau par antenne WIFI pour gérer l'ensemble en permanence... Non, là ce serait un cauchemar... Le cauchemar de silicium!

"Un mental de footballeur allemand" commence à se faire connaître tranquillou...
Evidemment, si je pouvais bénéficier d'un buzz planétaire avec l'aide de la superbe Kim Kardashian caressant à titre gracieux son corps sculptural avec mon bouquin sur YouTube, cela le placerait illico sur orbite géostationnaire!
Faute de ça, je vais donc continuer à m'atteler à mon travail de fourmi pour tenter de percer, bien que mon bouquin ne se trouve pas en tête de gondole du rayon livres de chez Mammouth, ni qu'il ait été vu à la TV... Pour le moment? ;-)